Vide : Absence qui donne un sentiment de manque, de privation...
On m'a privé d'un être essenciel à ma vie. L'être qui a su faire un minuscule paradis dans un enfer personnel. Le rayon de soleil caché parmis les nuages gris et pluvieux de ma triste existance. Mon court parcours sur terre, m'a permit de comprendre que vivre, c'est d'abord exister grâce aux autres. J'existais, grâce à elle. En une fraction de seconde, en un instant, tout à changer. Une seconde, et tout bascule. Elle est partie. Non. Rien qu'y penser me donne mal à la tête, me secoue le ventre, me fait mal au coeur, au sens propre. Elle n'avait que 18 ans. J'en ai 21. Un âge trop jeune pour mourir. Je me vengerais. Il l'a tué, devant moi. Il faut , il doit mourir à son tour. La haine que j'éprouve à son égard, est immesurable. Il ne mérite pas de vivre, tout comme moi. Mettre fin à mes jours ? J'y ai pensé... Mais il me faut d'abord me venger.
Cela fait 3 jours que mon existance n'a plus aucune utilité. 3 jours après son départ, je retourne dans notre appartement dans la banlieue sud de Boston. Rien n'avait changé, rien y avait bougé. Je me dirigeai vers la cuisine. Sur le réfrigérateur, s'y trouvait une photo d'elle & moi. " Kelia's birthday " était inscrit derrière celle-ci. Je me rapelle exactement de ce jour. Ce jour, où notre histoire a réellement commencer *. Repenser à cela, me fit perdre le contrôle de moi même. Une effroyable colère m'envahit. Je mis des coups dans tous les objets qui se trouvaient sur mon chemin. Des chaises se cassèrent, des cadres de fracassèrent en tombant à terre, des feuilles volèrent. Je détruisais mon environnement comme ma vie l'était. Dévastée, détruite; ma vie l'est maintenant.
Puis mon poing heurta un mur. Je saignai. Me laissant tomber à terre, je m'adossai au mur. Je contemplai ma main, en sang. Les larmes me surmergèrent. Le vide que je resentais, s'emplifie d'heure en heure, de minute en minute.
Je me relevai et m'installai sur le lit de notre chambre. Je pris son oreiller entre mes mains et engouffrai ma tête, pour sentir son parfum. Son odeur parfumé et sucré y demeurait. Je fermais les yeux et continuai à sentir ce doux parfum. Mon coeur s'accélérait à chaque bouffée d'air parfumé. Je me mis en boule sur le lit, l'oreiller entre mes bras et restai ainsi, toute la nuit. Je luttai contre le sommeil mais celui-ci prit le dessus sur moi. Pas pour longtemps. Ce cauchemar réapparut. La scène, le revolver, Kelia à terre, cette pluie glaciale, son regard tendre et perdu, mes larmes mêlées aux siennes, notre dernier baiser, ce dernier instant avec elle. A ce moment là, j'étais encore quelqu'un.
La nuit a été courte et je dégnais pas me lever. Il est 8 heures 15. Chaque seconde où je respire, que je bouge, que je vis m'est difficile, m'est insupportable. Elle n'est plus là pour me rêveiller avec sa mélodieuse voix. J'ai perdu le goût de ses lèvres, le goût de sa peau. Je veux la voir, la sentir, la regarder, la toucher, redécouvrir chaque parcelle de son corps. . . Elle agissait comme une drogue sur moi.
Le soleil vient de se lever, une longue et dure journée m'attends. Mon dernier adieu à la plus importante personne doit se dérouler aujourd'hui. J'hésite à me rendre à son enterrement. Je sais qu'arriver là-bas, je m'effrondrais. Je n'ai pas la force d'y assister. Je l'aime, je n'ai pas le choix.
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J'y suis. Je ne peux reculer. Des tas de gens sont là : des inconnus, sa famille, nos amis, tout le lycée et beaucoup d'autres. Je n'ai pas assisté à la cérémonie, de peur que tous ces yeux posés sur moi me jugent. Pourtant, j'essaie d'être courageux. Il n'y avait plus personne quand je me suis rendu au cimetière. Etait-ce un lieu normal pour retrouver sa moitié ? Plus personne y était, seul moi restai. J'avais un bouquet de fleurs dans la main. Je me dirigeai lentement vers le fameux emplacement. A chaque pas, m'approchant du lieu-dit, mon coeur s'emballait, se serrait. J'avais mal.
Arrivé devant l'emplacement, je laissai les fleurs tomber. Mon souffle se s'accadait, mon pouls s'accelérait. J'étais à genoux, par terre. Je pleurais; ce qui me tenait debout, venait de me lacher. L'impression que l'on me déchirait les entrailles, que l'on me retirait l'estomac, que mon coeur explosait survenue à cet instant. La vie vaut-elle la peine d'être vécue ?
- Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi je t'ai emmener là-bas ? Je parlai tout seul, du moins, je lui parlais.
- Il faut songer à partir.- Non. Je peux pas.Je me retournai mais je ne vis personne. Je connaissais cette voix, je l'avais apprit par coeur au-paravant ...
" On doit tous partir un jour, mais-toi, tu es partie differemment. Tu es partie à cause de moi. "
* Voir
ici_______________________
Zac Efron ? Voilà le premier chapitre qui est un peu court, je l'avoue.
Le prochain sera plus long, je le jure ! ^^
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